Rédiger Aisément une Bonne Dissertation (CPGE 2014)



Se préparer à la dissertation

Inutile de dire que dans un concours, chaque point compte, et que même les petits coefficients ont une incidence sur la moyenne et le classement final. Il faut donc veiller à se préparer le mieux possible. La lecture des ouvrages au programme pendant l’été est indispensable : l’année scolaire sera consacrée à les relire pour en acquérir une connaissance intime. Il ne s’agit donc pas de parcourir les ouvrages une fois avant les épreuves : composer une dissertation requiert de bien connaître les textes, qu’il faut avoir lus in extenso plusieurs fois. Pour aider à passer cette première étape et se familiariser avec les œuvres, il ne faut pas hésiter à varier les supports : il existe dans le commerce des versions en livre sonore de Sylvie, de Mrs Dalloway, et même du texte de Bergson, ce qui peut faciliter la première approche ou au contraire permettre de peaufiner la connaissance du texte dans le courant de l’année. On pourra aussi regarder les films qui ont été tirés de Mrs Dalloway : il existe une adaptation de 1997 signée de Marleen Gorris, avec Vanessa Redgrave dans le rôle-titre, qui est assez largement disponible. Le film The Hours de Stephen Daldry, datant de 2002, est tiré d’un roman de Michael Cunningham, lui-même librement inspiré de l’œuvre de Virginia Woolf : s’il ne suit pas avec exactitude l’histoire proposée dans le roman, il constitue néanmoins une approche sensible à l’univers de l’auteur. Bien entendu, aucune de ces activités ne remplace une lecture intégrale des livres.

Cette lecture doit être d’emblée active. Il faut arriver en septembre en ayant déjà lu les ouvrages, en s’étant renseigné sur les auteurs, et si possible en s’étant constitué des petites fiches de réseaux thématiques : le dénominateur commun (cette année « Le Temps vécu ») doit permettre d’être attentif, dès les premiers contacts avec les textes, à des notions sur lesquelles on pourra regrouper quelques pensées ou citations (par exemple : la durée, la conscience, la mort…). Munissez-vous d’un crayon durant votre lecture, pour repérer d’emblée les passages qui vous paraissent importants, et interrogez-vous sur les ressemblances et les différences entre les textes que vous avez à étudier, ce qui vous préparera d’autant mieux à construire des dissertations. Tout ce travail à faire au calme avant la rentrée peut parfaitement être fait seul et facilitera la compréhension des cours pendant l’année : ce sera autant de gagné dans la préparation des concours. Des préparations sur table sont par ailleurs nécessaires pour apprendre à faire un bon usage de son temps : la durée de la dissertation change selon les concours, et il faut connaître le temps que l’on met pour faire un plan ou pour rédiger le devoir afin de le faire varier proportionnellement au temps imparti. Apprendre à gérer son temps évite de devoir rendre un devoir inachevé : vous apprendrez progressivement à apprivoiser le facteur-temps, mais rappelez-vous que vous devez à tout prix éviter de remettre une copie qui n’est pas terminée.

Se préparer au sujet

Le présent ouvrage propose un ensemble de trente sujets qui doivent servir d’horizon d’attente. Ils sont regroupés autour de cinq questions fondamentales sur « le temps vécu » :

• « Qu’est-ce que le temps ? » reprend la célèbre question de Saint Augustin et s’interroge sur la définition problématique de cette notion dont chacun fait l’expérience mais qu’on a du mal à circonscrire de manière conceptuelle.
• « L’expérience du temps vécu » prend acte de la difficulté de définir conceptuellement la notion : le temps n’est-il pas toujours fonction de l’expérience de celui qui le vit ? Quelles formes prennent ces manifestations subjectives et que nous disent-elles sur le fonctionnement de la conscience du sujet ?
• « Les formes du temps : continuités et discontinuités » étudie les manifestations de ce temps subjectif et cherche à définir des concepts parallèles à celui du temps – la durée, l’instant, le « moment de vie » (Virginia Woolf), les « intermittences » (Nerval). Que nous disent-ils sur la relation entre passé, présent et avenir ?
• « Au-delà du temps : le souvenir et la mémoire » s’interroge sur la persistance du temps passé dans le présent. Le souvenir et la mémoire sont-ils des instruments de résistance à la fuite du temps ou des solutions trompeuses et fatalement inefficaces ?
• « Temps et œuvre d’art » pose la question de la représentation du temps et son rapport à l’esthétique. Les trois œuvres proposent en effet une écriture du temps et tentent de dissocier le passage du temps et la permanence de l’œuvre d’art : comment la création peut-elle défier le temps ?

Les sujets y sont traités de manière complète ou détaillée : on prêtera attention aux deux formules, de manière à apprendre comment organiser la forme et comment soigner l’expression.

Face au sujet

Il y a trois types de sujets : les sujets se présentant sous forme de citation, ceux qui adoptent la forme de questions et ceux qui présentent des notions à définir et analyser. Les sujets donnés aux concours sont souvent des citations. Ce qu’il faut absolument éviter, c’est de se raccrocher à un mot présent dans la citation qu’on a déjà traité et de plaquer une dissertation déjà faite ou déjà lue. En général, cela amène à de très mauvais résultats, car la dissertation dérive vite vers le hors-sujet et la récitation de connaissances. Une citation exprime une idée, à l’aide d’un ensemble de termes, et c’est cette idée, avec ces termes-là qu’il faut étudier. La bonne copie est celle qui mobilise les connaissances au service d’une réflexion sur les termes de la citation : on veillera à tout prix à ne pas parasiter la citation du sujet avec une quelconque autre citation à laquelle on se raccrocherait.

Il faut également s’intéresser à l’auteur de la citation et essayer de le replacer dans un contexte historique, philosophique et culturel. Si l’auteur de la citation est connu, il faut essayer de se rappeler l’orientation générale de sa pensée pour saisir les présupposés de sa formule. Si on ne le connaît pas, il faut bien analyser les informations données autour de l’auteur, comme une date ou un titre d’ouvrage qui permet de le situer. Attention, lorsque l’on étudie la question du temps vécu, on doit connaître, au moins succinctement, et être capable de situer les penseurs les plus importants qui ont réfléchi à cette question : Saint Augustin, Paul Ricœur et… Henri Bergson évidemment.

Les présupposés du sujet sont importants pour bien définir le sens des mots importants : le mot « durée » chez un penseur qui vient après Bergson ne désigne pas uniquement une mesure du temps, mais souligne que la perception subjective du temps tend à amalgamer passé, présent et avenir dans un sentiment unique, celui de la durée. La définition correcte des mots dans la perspective de l’auteur chez lesquels ils apparaissent est une condition nécessaire de la compréhension de la phrase. Il est important de se poser les questions suivantes :

• Que veut dire l’auteur ?
• Pourquoi dit-il cela ?
• Sur quoi peut-il s’appuyer ?
• Contre qui le dit-il ?

Réfléchir à l’ensemble de ces questions permettra de mieux organiser une mise en débat de la pensée de l’auteur. En effet, toute dissertation doit comporter un caractère dialectique. Dialectique ne signifie pas qu’on dira simplement oui et non, ou non et oui. La dialectique suppose qu’on s’imagine en train de dialoguer de cette pensée avec quelqu’un qui serait là pour révéler les limites de son propre discours. L’interlocuteur imaginaire ne serait pas là pour dire : « non, tu as tort » (cela signifierait une pauvreté d’arguments impensable), mais pour dire : « tu penses bien, mais ta réflexion trouve une limite si elle est poussée à son extrémité ». La dialectique suppose ainsi l’intégration de la pensée d’un autre à sa propre pensée : une pensée adverse, mais qui en même temps enrichit. Ainsi, on évitera de dire : « Saint Augustin est un menteur », ou « Paul Ricœur n’a rien compris », et l’on cherchera plutôt à révéler dans le raisonnement certaines limites qui permettront de nuancer la réflexion. La troisième partie de la dissertation pourra justement proposer une troisième voie, une alternative à la simple opposition. Cette organisation en trois parties (illustration de la citation, contestation et nuance, alternative et proposition dépassant l’opposition) relève du plan dialectique.

On peut également adopter sur les citations longues un plan analytique, où l’on illustre la citation dans les deux premières parties, afin de l’examiner de manière détaillée, avant d’en venir à la contester et à la nuancer dans la dernière partie. Ce type de plan présente l’avantage de proposer un examen approfondi de la citation qui aboutit logiquement à la découverte de ses failles et de ses limites, ce qui amène nécessairement la troisième partie de distance critique et de proposition personnelle.

Pour tout type de sujets, on évitera d’atomiser la réflexion en un ensemble de notions qu’on étudierait séparément : c’est à l’unité de sens qu’il faut s’intéresser. C’est de cette unité, et non d’une considération typologique des notions qu’on pourra tirer une problématique. Toute problématique « exogène », plaquée sur la citation, apparaîtra comme un artifice qui sera sanctionné.

On gardera enfin à l’esprit que l’exercice ne doit pas être une « réflexion générale » qui finirait en donnant son avis. La part de singularité doit reposer sur l’intimité de chacun avec l’œuvre, et non de l’intimité de chacun avec sa propre pensée, car ce sont les textes qui constituent le support essentiel, et si le sujet met l’accent sur la dimension subjective, comme cela est possible avec la notion de « temps », on veillera à ne pas mettre en avant la sienne propre : on rappelle qu’il ne faut pas employer la première personne du singulier, ni parler de ses propres expériences.

La dissertation est un exercice de réflexion qui doit souligner votre connaissance des textes au programme, mais surtout votre aptitude à argumenter de manière claire, votre capacité à nuancer finement un propos donné, sans être influencé par vos croyances ou vos idées personnelles. Ne soyez donc pas prescriptif, et évitez de manifester un point de vue dogmatique.

Privilégiez plutôt la souplesse de l’argumentation, la clarté de l’organisation du discours, l’adéquation des exemples aux idées développées.

On peut aussi trouver des sujets se présentant sous la forme de questions ou de simples notions (« La vérité » par exemple), voire sous la forme de notions couplées (du type « Communication et expression »). Dans ces cas-là, le candidat n’a pas à analyser le propos d’un auteur avant de le discuter, mais la méthode reste la même : il faut commencer en général par l’idée reprenant l’opinion commune, puis la nuancer et montrer que le débat est en réalité plus complexe. Si on a un sujet constitué de deux notions comme « Communication et expression », il faut s’interroger sur les liens entre ces notions (opposition, cause, conséquence, alternative, exclusion, complémentarité, lien nécessaire ou accidentel) : c’est sur cela que porte la problématique et il faut éviter à tout prix un plan qui sépare les deux notions (du type, I. La communication et II. L’expression puis III.

Communication et expression). En revanche, un plan qui envisage l’apparente contradiction des notions, la subordination de l’une à l’autre et la complémentarité plus ou moins nécessaire des notions, serait plus pertinent. Les sujets questions ou notions ne sont pas plus faciles, et comme dans les sujets qui se présentent comme des citations, il faut éviter le hors-sujet et l’éparpillement. Ces sujets permettent de voir l’habileté argumentative des candidats et leur capacité à construire une réflexion qui avance.

Le plan

On attend de la part des candidats à vos concours une grande rigueur dans l’organisation de sa pensée et la conduite de son raisonnement. Comme en mathématiques, où l’on a une forme d’intuition spontanée des étapes de la démonstration, c’est l’analyse à laquelle on va s’appliquer et la formalisation de sa démarche qui importe : comme en mathématiques, cela suppose d’être clair et efficace (et d’éviter les détours inutiles qu’on sanctionnera comme « hors sujet »).

Le plan doit révéler le caractère dialectique de la démarche, pour ne pas s’enfermer dans une argumentation autoritaire : on évitera à tout prix le plan thèse – antithèse – synthèse, pour construire un plan qui intégrera plutôt les limites de la thèse, avant de réfléchir à une réévaluation de la thèse à la lumière de ces limites.

Le plan doit être détaillé : il doit faire apparaître l’idée générale de chacune des grandes parties (de préférence trois), idée défendue à l’aide de deux ou trois arguments qui constitueront les deux ou trois sous-parties de chaque grande partie. Ces arguments seront chacun illustrés par des exemples. On sera attentif ainsi aux règles de la démonstration : la lecture des œuvres est un réservoir d’exemples qui éveillent chez le lecteur un certain nombre de considérations ; ces considérations constituent des arguments qui, organisés et articulés entre eux, permettent de défendre une idée ; la dissertation consiste à refaire ce chemin en sens inverse.

Les étapes du devoir

L’introduction

Une fois que le plan est fait et que l’on sait quelle marche on suivra, on pourra rédiger son introduction. Elle constituera un seul paragraphe. Elle doit être la plus claire possible et présenter l’argumentation avec un maximum de rigueur : une bonne introduction est toujours le signe d’une bonne copie. C’est donc un moment qu’il faut tout particulièrement soigner.

• Il est appréciable qu’elle commence par une mise en perspective en amont du sujet : un aperçu de la prégnance historique, artistique ou philosophique des concepts qu’on va traiter est toujours le bienvenu.
• Il s’agit d’introduire ensuite la citation et de la resituer par rapport à cette perspective en amont. On prendra soin de la récrire en entier, avant de s’intéresser aux termes importants : on les expliquera, non comme le ferait un dictionnaire, mais en montrant le sens particulier avec lequel on peut les comprendre dans tel contexte de pensée.
• On dégagera ensuite les enjeux du problème qui permettront de formuler la problématique.
• La présentation du plan terminera l’introduction avec légèreté si possible : d’abord… ensuite… enfin coordonneront les phrases avec élégance et simplicité. 

Le corps du devoir

On n’écrit aucun titre, et on ne fait apparaître aucune numérotation. Chaque paragraphe (qui correspond à une sous-partie) commencera par un alinéa. D’un paragraphe à l’autre, on ne saute pas de ligne : on ne saute de ligne qu’entre grandes étapes (après l’introduction, avant la conclusion, entre les grandes parties). On ménagera des transitions séparées d’une ligne entre chaque partie, qui dans la mesure du possible feront référence à la citation pour bien montrer qu’on ne perd pas de vue son étude.

Chaque sous-partie doit être articulée logiquement, ce qui suppose l’utilisation d’un ensemble de connecteurs logiques : on bannira les articulations par « et », « en plus » ou « d’ailleurs », pour leur préférer des connexions adaptées (c’est pourquoi ; en outre ; néanmoins ; cependant ; pourtant ; certes… mais ; non seulement… mais aussi…).

Dans chaque sous-partie, on veillera à prendre plusieurs exemples pour montrer la validité d’un argument : on cherchera autant que possible à convoquer deux des trois ouvrages par sous-partie, même s’il s’agit de confronter des points de vue, pour éviter l’écueil qui consisterait à tirer un argument d’un exemple unique. On ne peut réduire systématiquement les sous-parties à chaque œuvre, et de faire 1) Bergson ; 2) Sylvie ; 3) Mrs Dalloway.

Un exemple n’est par ailleurs par obligatoirement une citation prise dans l’une des œuvres : il s’agit toujours en effet de varier les échelles de la microstructure à la macrostructure. La structure enchâssée de Sylvie, « souvenir d’un souvenir », est un bel exemple pour réfléchir à l’interpénétration du passé et du présent, et à l’existence de plusieurs types de passé ; la sonnerie de Big Ben qui vient ponctuer les chapitres de Mrs Dalloway évoque la collision du temps objectif et de la durée personnelle ; la présence d’exemples littéraires chez Bergson suggère que c’est dans le particulier plus que dans le général, dans l’expérience vécue plus que dans le concept, que l’on peut le mieux saisir le temps à l’œuvre.

Il faut à ce propos souligner que les correcteurs ont plaisir à trouver des considérations esthétiques et littéraires dans les dissertations des candidats : on évitera de construire une bruyante et facile troisième partie sur les pouvoirs de la littérature et du langage, mais on veillera néanmoins à prendre en compte des phénomènes littéraires (la forme, le genre, la tonalité, la théâtralité, le lyrisme) qui peuvent s’avérer éclairants. On se rappellera toujours que la question du temps est fondamentale pour penser la modernité littéraire, et que nos trois auteurs participent chacun à leur manière au renversement de la doctrine de l’œuvre réaliste au profit d’une valorisation de la subjectivité et du monde intérieur.

Les exemples seront intégrés avec élégance et soin, à l’aide d’adverbes et de conjonctions de coordination. On évitera à tout prix les deux points. On évitera également les parenthèses (ex. « Sylvie, I ») qui coupent l’élan de la phrase pour indiquer les références pour dire plutôt : « dans le premier chapitre de Sylvie ».

La conclusion

Elle apporte une réponse au problème, et perd de son intérêt si elle se termine par une question. En effet, si l’on jugeait une question intéressante et liée au sujet, comme le suppose sa présence dans la conclusion, pourquoi ne pas l’avoir traitée avant ?

On préférera une fin en sourdine à un final qui se veut grandiose. On essaiera aussi, dans la mesure du possible, de donner une perspective en aval du sujet : une considération esthétique, en particulier, sera la bienvenue.

Insistons à ce sujet sur un point : l’actualité et les références brûlantes ne sont pas les bienvenues dans une dissertation de lettres. Il s’agit avant tout de trouver des références qui recueillent un certain consensus critique : la question du temps, de la mémoire, du souvenir au cinéma, si l’on veut l’aborder, trouvera un écho plus grand si l’on évoque Citizen Kane d’Orson Welles que Retour vers le futur. Enfin, si l’on veut donner, de manière exceptionnelle, un exemple qui n’est pas pris dans une œuvre, on veillera à ne pas chercher à choquer son lecteur par un exemple caricatural ou outrancier.

L’expression

On veillera enfin à soigner l’expression, pour une épreuve qui est avant tout une épreuve de français. Si un nombre très réduit de fautes d’orthographe est toléré, certaines sont au contraire rédhibitoires : attention notamment à l’orthographe des personnages du roman de Virginia Woolf, parfois complexe (Septimus Warren Smith, Hugh Whitbread, etc.).

La relecture doit être un moment de vérification des fautes. Vous améliorerez considérablement l’orthographe de votre copie si vous prêtez spécialement attention à :

• L’accord des participes passés précédés par leur COD (« la main qu’il m’a tendue », « les livres que tu as offerts », etc.) ;
• Le pluriel des verbes et des adjectifs ;
• La différence entre futur (« je prendrai le train demain ») et conditionnel (« je prendrais bien un bain » ou « je prendrais un bain s’il restait de l’eau chaude ») à la première personne du singulier : en cas de doute, remplacez par la deuxième personne et tout s’éclairera (« tu prendras » : futur ; « tu prendrais » : conditionnel) ;
• La différence entre « é » (participe passé) et « er » (infinitif) : j’ai mangé / je vais manger. En cas de doute, remplacer par un verbe du troisième groupe, qui vous dira s’il s’agit d’un participe passé ou d’un infinitif ! (j’ai mordu / je vais mordre).

Enfin, n’oubliez pas la ponctuation : séparez vos phrases par des points, vos propositions par des virgules.

Dans le cas précis du thème de cette année, on s’assurera de bannir deux usages fautifs qui sont de graves fautes de français : le terme « le ressenti », que l’on trouve souvent sous la plume ou dans la bouche des journalistes, n’a pas sa place dans vos dissertations ; on rappelle par ailleurs que le mot « futur » est un adjectif (« les générations futures ») et que le nom correspondant est « l’avenir » (« le futur », lorsqu’on ne parle pas du temps grammatical, est considéré comme un anglicisme).

Note sur les éditions utilisées : dans le cadre de cette étude, nous utilisons la traduction de Marie-Claire Pasquier pour le texte de Virginia Woolf, qui est recommandée dans le cadre des concours. Les numéros de page, essentiels pour se repérer dans ce texte qui ne possède pas de chapitre, renvoient à l’édition Folio de 2003 (première publication : 1994). Étant donné le grand nombre d’éditions disponibles pour les textes de Nerval et Bergson, nous nous contentons de renvoyer au chapitre correspondant, et d’indiquer la localisation dans le chapitre avec le plus de précision possible.

Références : Cet article est un extrait du livre « Le temps vécu en 30 dissertations corrigées » de Victoire Feuillebois. 

Note 1 : N’hésitez pas à ajouter vos commentaires (Questions, remarques, fautes, critiques, etc.).   
Note 2 : Merci d'aimer notre page Facebook en cliquant ici.
Note 3 : Pour recevoir de nouveaux articles, abonnez-vous à la newsletter du blog dès à présent !
Note 4 : Si vous avez trouvé cet article intéressant, merci de participer à sa diffusion en utilisant les boutons de partage situés à gauche.
Cordialement ... 01sup.com